Historique du domaine

A Thizy, la villa des Lilas est une des maisons bourgeoises implantées sur le côteau le long de la rue du Bois Semé. Cette construction était destinée originellement à accueillir son propriétaire, Monsieur Claudius Girin (1863-1912), industriel textile à Thizy.

Le site inscrit dans le lieu-dit « Roche Bâtie » sur le cadastre Napoléonien de 1843, est la rue du bois semé, une ancienne impasse reliée à la rue Gambetta en 1960.
Cette rue n’est pas encore visible sur les plans cadastraux du milieu du 19eme Siècle.

La voie ainsi que les bâtiments qui la bordent n’apparaissent qu’à la seconde moitié du XIX ème S. et au début du XX ème S.

Ce quartier constitue un secteur qui rassemble plusieurs demeures bourgeoises dont:

  • celle du numéro 7 (Villa Franck puis Château Crozet),
  • 10, 11 (Château Melon)
  • et 12 (Villa des Lilas).

Ces constructions dominaient la vallée et les usines installées en contrebas. Le développement des usines autour de Thizy fut  permis par l’essor de la machine à vapeur qui permit de faire fonctionner les machines sans l’aide de cours d’eau.

La seconde moitié du XIX ème S constitue l’âge d’or de l’industrie textile à Thizy. Les usines se multiplièrent et avec elles, les habitations à destination des ouvriers mais aussi des maîtres.

La rue du Bois semé concentre les habitations bourgeoises de ces nouveaux propriétaires.

La Villa des Lilas offre un exemple particulièrement éloquent avec l’implantation de la villa proprement dite aux abords de la rue du Bois semé et l’aménagement d’un parc le long du coteau relié à une terrasse aménagée sur la toiture des bureaux de l’usine Girin. Le parc ménage également un accès à la rue Gambetta, grâce à un portillon accessible parallèlement à la montée de la Rampe et qui permettait à l’origine au propriétaire d’accéder facilement à son activité rue Gambetta et à l’usine de Chabout, usine  de Tissage aménagé en bas de la rue de l’Hospice.

A la mort des époux Girin , la propriété demeura dans la famille quelques années puis fut vendue et connue plusieurs propriétaires avec sans doute des travaux de réaménagement et de rénovation.

Dans les années 1990, la maison accueillit  un hôtel avec restaurant gastronomique dénommé « la Musardière » avec à ce moment la probable construction de l’appentis de la façade Nord-Ouest évoquant le style des fermes bressanes.

Aprés une dizaines d’années d’exploitation, la « Musardière fut mise en liquidation » et la belle maison entama un long sommeil, restant inoccupée pendant plus de 10 ans avant de retrouver un propriétaire qui réalisa des travaux de rénovation en particulier de la toiture et de la grande verrière centrale.

Enfin le nouveau et dernier propriétaire fit rénover entièrement l’intérieur de la demeure, la façade, les boiseries et les frises sous forget qui retrouvèrent   leur jeunesse, donnant à la maison ce cachet si particulier évoquant le style « renaissance ».

Le parc fut également rénové , avec sa volière majestueuse, sa pergola, et ses allées buissonnières. La cascade fut remise en état et fit à nouveau chanter sa chute d’eau à la grande joie des oiseaux retrouvant un site de désaltérement. Enfin à proximité de la cascade, le parc connut sa première piscine….

Les majoliques du XIX° siècle absolument intactes
Majolique en faïence au dessus le linteau des fenêtres (XIX° s)
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