Le salon Simone Veil
Il s’agit d’un petit espace carré, caché à l’angle Nord-est du bâtiment, d’une belle hauteur sous plafond, éclairé de deux vastes fenêtres ornées d’un discret voilage qui n’en demeure pas moins très élégant.
Ici le bleu est maitre à bord. Il s’impose sur les mûrs, accapare le petit canapé « bubble » mais, oh miracle, épargne les deux vieux fauteuils « club ».
A l’image de son égérie, l’endroit reste simple et sobre dans sa décoration tout en déployant sa classe naturelle, sa sérénité, son calme et peut-être aussi son autorité.
Installez vous ici peut-être pour lire ou pour méditer, la vie exemplaire de Simone Veil, pour guide.







Le coin histoire; qui était Simone Veil ?
Simone Veil (/simɔn vɛj/[N 2] Écouterⓘ), née Simone Jacob le à Nice (Alpes-Maritimes) et morte le à Paris, est une magistrate et une femme d’État française.
Née dans une famille juive aux origines lorraines, elle est déportée à Auschwitz à l’âge de 16 ans, durant la Shoah, où elle perd son père, son frère et sa mère. Rescapée avec ses sœurs Madeleine et Denise, elles aussi déportées, Simone Jacob épouse Antoine Veil en 1946. Après des études de droit et de science politique, elle entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire.
En 1974, elle est nommée ministre de la Santé par le président Valéry Giscard d’Estaing, qui la charge de faire adopter la loi dépénalisant le recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), loi qui sera ensuite couramment désignée comme la « loi Veil ». Elle apparaît dès lors comme une icône de la lutte contre la discrimination des femmes en France.
Elle est la première présidente du Parlement européen — et la première personne élue à ce poste au suffrage universel —, une fonction qu’elle occupe de 1979 à 1982. De façon générale, elle est considérée comme l’une des promotrices de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne.
De 1993 à 1995, elle est ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville au sein du gouvernement Édouard Balladur. Elle siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007, avant d’être élue à l’Académie française en 2008.
Sur décision du président Emmanuel Macron, Simone Veil fait son entrée au Panthéon avec son époux le