Nous ne disposons pas de plans d’origine de la villa datant de 1897. Les sources permettant de
comprendre les dispositions d’origine de la villa sont les anciennes cartes postales et
clichés du début du XXeme S.
Ces photographies anciennes font apparaître une villa dont la disposition des façades est
approximativement la même qu’aujourd’hui.
La villa est constituée d’un plan centré présentant une symétrie prononcée côté Rue du
Bois semé à l’Est.
Côté parc, la façade Ouest offre une asymétrie mais un équilibre des volumes avec un
escalier d’honneur d’angle latéral permettant d’accéder à un perron couvert d’un porche.
Le bâtiment de plan massé sur 5 niveaux (un RDC bas, un RDC haut, un bel étage, un
étage sous-comble et l’étage du lanterneau) s’articule autour d’un lanterneau central.
Le style architectural de la villa est éclectique:
Il dispose d’un vocabulaire régionaliste:
– Soubassement en pierre,
– débord de toiture imposant,
– expression de la charpente en façade,
– emploi de garde-corps en bois,
– pande-bois des allèges de l’oriel sur la façade Ouest.
Ce style est exacerbé par la présence d’un appentis en pan-de-bois construit
postérieurement (seconde moitié du XXème S. pour les usages d’un restaurant : La
Musardière).
La villa fait également appel à des éléments de la renaissance : la frise sommitale décorée
rappelle les décors peints de façades renaissantes.
La villa emprunte enfin aux prémices de l’art nouveau : utilisation d’un décor floral,
utilisation de la terre cuite émaillée, ferronneries élaborées avec ligne en coup de fouet
(visibles à l’intérieur), le style japonisant de la volière.
De somptueuses mosaïques ornent sur plus de 50m² le sol du grand hall Olympe de Gouges déclinant le style néoclassique du second empire. Elles empruntent sans vergogne leur magnificence à l’antiquité romaine!
L’aménagement du parc fait apparaître des lignes sinueuses à l’anglaise ainsi que
l’emprunt du style rocaille très développé au XIXeme S. : un bassin et grotte artificielle sont aménagés en contrebas du parc, au-dessus desquels coule une cascade. Un réservoir d’eau pluviale et système de pompe alimente le dispositif en amont de la cascade.
Le Parc donne enfin accès à une terrasse-belvédère sur la vallée. Cette terrasse estnménagée au-dessus de la construction (bureaux de l’entreprises Girin) au 31 Rue Gambetta. Elle ne fait plus partie de la propriété actuellement.
En 2025, le parc fut réaménagé en respectant absolument les essences présentes, notamment les cèdres centenaires, les magnifiques lilas et rosiers grimpants, en reprenant le cheminement sinueux à l’anglaise, en restaurant la grotte pour permettre à la cascade d’y déployer sa sempiternelle mélopée de concert avec le chant des oiseaux. Enfin une piscine y fut installée avec sa terrasse en bois dont la sinuosité épouse celle du bassin voisin afin de conserver intact le charme désuet de celui-ci!
